C’est quoi le délire autour de Sinners de Ryan Coogler. Vraiment. Parce que j’ai beau regarder, je vois pas pourquoi autant de succès. Je veux dire 16 nominations aux oscars !!!! (Bon après c'est les oscars…)
Sur le papier ça vend du rêve vampires, Sud ségrégationniste, blues, critique sociale. À l’écran c’est juste une coquille bien propre, bien sage, bien morte.
Coogler ne sait pas filmer la tension. Il ne sait pas filmer l’action. La scène finale, censée être l’apothéose, est juste bordélique et molle. Tu te tapes plus de deux heures de film pour arriver à ça et tu te demandes sincèrement pourquoi tu es la. Il y un moment où un des jumeaux ce prend une balle dans le bide, ba rien il a pas mal.
Michael B. Jordan joue deux frères jumeaux et le film est obligé de répéter leurs prénoms toutes le temps, parce que sinon tu serais incapable de dire qui est qui. Normal ils n’ont aucune personnalité. Zéro. Nada.
L’un est plus rouge et l’autre plus bleue avec un ton plus sérieux (aux secours).
Voilà. C’est littéralement leur caractérisation. On dirait une fiche écrite à l’arrache un dimanche soir.
Les vampires, eux, sont incroyables… dans le mauvais sens. Zéro instinct de survie. Ils foncent dans les pièges comme des PNJ. On dirait même qu’ils attendent sagement le soleil. Jamais menaçants. Jamais effrayants. Pour des créatures immortelles, ils sont surtout très cons.
Tout le scénario est comme ça. Tous les personnages rencontrés au début deviennent importants plus tard. Tout ce qui est dit doit servir. Tout est mécanique. Le film ne se laisse jamais vivre. Il déroule son petit plan bien sage.
C’est simple quand tout est utile, rien n’est vivant.
Et parlons de la fameuse scène de fête dans la grange. Sur le papier ça devait être la folie, la transe, le blues qui réveille les ancêtres, le chaos, la possession. Mais on se fait juste chier.
C’est filmé proprement à distance, sans sueur, sans moiteur. On ne sent rien.
Visuellement, oui c’est beau. Trop beau. Chaque plan est calibré, chaque lumière est instagrammable. Mais il n’y a pas de poussière, pas de sueur. Un Sud fantasmé et sans poids.
C’est un film d’intentions pas un film de cinéma. Une belle enveloppe vide qui confond sérieux et profondeur et qui n’ose jamais aller au bout de ce qu’il prétend être.