Contrairement à ce que l'on pourrait croire au premier abord, Slalom, outre le sujet principal évident, n'est pas également un film sur le sport, le ski ou le dépassement de soi. C'est un film qui se concentre sur les viols subies par son héroïne et aborde ainsi les multiples thèmes associés, mais malheureusement sans vraiment les approfondir : l'adolescence, l'amour, les relations adulte-ado, les relations maître-disciple, l'emprise psychologique... et quand même un peu le sport de haut niveau ! Au final, on a vraiment l'impression que la réalisatrice ne sait pas où elle va et passe à côté de son sujet. Trop d'ellipses, trop de non-dits, et une orgie de gros plans sans intérêt mais qui font ressortir le visage de Noée Abita dont le jeu parait assez limité et trop statique, contrairement à celui de Jérémie Rénier qui donne une vraie complexité à son personnage. On regrette aussi le manque d'exploration des (non-) relations de l'héroïne avec ses camarades d'entrainement du même âge.
Quant aux rares scènes de ski et compétition, elles sont trop mollassonnes, on ne sent même pas l'ivresse de la victoire. Il reste quelques superbes plans sur la montagne enneigée, mais trop peu pour créer un effet de contraste avec le calvaire vécu par l'héroïne...