Un film néo-zélandais plutôt intéressant dans sa construction.
On va suivre un personnage qui ne va pas arrêter de se construire une nouvelle vie, qui, par la force des choses, finit toujours par être détruite.
Ça commence par la rupture avec sa famille. Sa femme le trompe, il quitte donc le nid familial pour s'installer dans un camp de nomades, avec un bateau et un chien. Puis il est arrêté et commence donc sa vie de fugitif.
Il finit par trouver un endroit tranquille, un hôtel où il va travailler et retrouver l'amour.
Tout ceci sera à nouveau détruit pour finir par retrouver sa femme le temps d'une nuit, puis fuir avec son ennemi juré, l'amant de sa femme. L'homme qui a détruit sa vie, le déclencheur de tout. C'est assez ironique, sachant qu'il donnera sa vie pour le sauver...
Mise à part ce schéma de construction assez agréable, le film dispose d'une très belle photographie, avec un grain très années 70, naturaliste.
Côté technique, les scènes d'action ne sont pas au niveau. On sent les limites du budget, mais malgré tout, le réalisateur nous en gratifient généreusement. C'est quand même le réalisateur de Cocktail et d'autres films assez mauvais. C'est donc un exploit d'avoir réalisé un film qui tient autant la route, même si j'aime bien The Bounty également.
Un des premiers rôles de Sam Neill, qui est assez bluffant, campant ce type malchanceux qui se fait briser par la société et qui, malgré tout, tient debout.
Quelques seconds rôles ne jouent pas très bien.
Le côté oppression gouvernementale, dystopique, est assez faible. On comprend que le pays est passé sous un régime totalitaire, mais au final, c'est assez obscur politiquement.
Il lui manque donc un bon réalisateur et plus de moyens pour en faire une œuvre marquante. Malgré tout, le film est agréable à suivre, et les changements constants dans la vie du personnage sont assez ludiques à observer.