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le 22 juil. 2025
SuivreCritique de Snack Shack par JonhkebabVK
Comédie douce/amère touchante sur l’amitié et l’adolescence …
Certaines películas sont attendues pendant des mois et ne laissent presque rien.
D’autres arrivent par hasard.
Snack Shack appartient à cette seconde catégorie.
Je ne savais pratiquement rien du film. Je l’ai trouvé parce que Netflix indiquait qu’il allait bientôt quitter le catalogue et je l’ai lancé presque à l’aveugle.
Sans attentes.
Et j’ai découvert une merveille.
Non parce que le film réinvente le coming-of-age. Il ne le fait pas. Amitié, premiers sentiments amoureux, bêtises adolescentes, projets pour gagner de l’argent, rapports avec les parents et découverte progressive que grandir signifie également abandonner certaines choses : tout cela est connu.
La différence, c’est qu’ici je l’ai ressenti.
Adam Carter Rehmeier situe son histoire pendant l’été 1991 et réussit quelque chose de bien plus difficile que remplir l’écran d’objets anciens.
On a réellement l’impression d’être en 1991.
J’y étais.
Et je le reconnais.
Les vêtements, les vélos, la piscine municipale, les journées passées dehors, l’absence totale de téléphones portables, l’ennui qui obligeait à inventer des occupations et cette sensation extraordinaire qu’un été pouvait contenir une vie entière.
Ce n’est pas un film contemporain déguisé en années 90.
C’est presque un souvenir.
La photographie de Jean-Philippe Bernier y contribue énormément. Lumière, chaleur, chlore, pelouses et soirées d’été donnent une véritable texture au film. Il n’a pas besoin de répéter constamment : « regardez, nous sommes dans les années 90 ».
Nous y sommes.
Et puis il y a la musique.
Magnifique.
Pas seulement parce que les morceaux sont excellents, mais parce qu’ils apparaissent exactement au bon moment.
J’ai reconnu Tone Lōc. Urban Dance Squad. Des chansons appartenant à une époque qui fait partie de ma propre vie.
Puis arrive « Unbelievable » d’EMF.
Pour moi, ce n’est pas simplement une chanson de bande originale.
C’est l’été 1991.
Je l’avais découverte dans POP7, puis elle passait constamment sur Los 40 et j’avais fini par acheter le CD. Plus de trente ans après, elle réapparaît dans un film précisément consacré à cet été-là.
Un film ne peut pas fabriquer une telle connexion.
Ce moment m’appartenait.
Et Snack Shack a trouvé exactement où le placer.
Mais la nostalgie seule ne suffirait jamais pour un 10.
Le film fonctionne surtout grâce à ses personnages.
Conor Sherry et Gabriel LaBelle semblent réellement amis depuis toujours. Ils parlent trop vite, s’insultent, imaginent des plans impossibles et possèdent ce langage privé qui existe entre deux personnes ayant grandi ensemble.
Mika Abdalla évite également de devenir simplement « la fille ». Brooke possède sa personnalité, son assurance et ses contradictions.
Nick Robinson apporte quant à lui l’image de cette vie légèrement plus adulte qui semble tellement lointaine lorsqu’on a quatorze ans.
Le film commence à toute vitesse.
Presque trop.
Puis on comprend que ce rythme est aussi celui de ses personnages. Ils veulent tout immédiatement : argent, aventure, amour, liberté, vie adulte.
Ensuite, le film évolue sans cesser d’être lui-même.
Et c’est essentiel.
Les émotions plus profondes ne trahissent pas la comédie. Elles la complètent. Un même été peut contenir les plaisanteries, la musique, la piscine et les amis, mais aussi ce qui nous oblige soudain à grandir.
C’est ainsi que fonctionne la mémoire.
Le bonheur reste toujours à côté de ce qui fait mal.
Snack Shack le comprend merveilleusement bien.
Je pourrais parler de ses conventions ou de sa durée.
Peu importe.
Un film est aussi la rencontre entre ce qu’un cinéaste a créé et ce que le spectateur apporte avec lui.
Cette rencontre est rarement aussi parfaite.
Adam Carter Rehmeier a réalisé un film sur son été 1991.
Pendant deux heures, il m’a rendu une partie du mien.
Je n’attendais absolument rien.
J’ai trouvé l’un de mes films préférés.
Créée
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