Une jeune américaine est kidnappée par une mystérieuse confrérie de vampires qui la considèrent comme étant des leurs car elle est une lointaine descendante de la célèbre comtesse Bathory,laquelle adorait prendre des bains de sang.Mais Kate,peu attirée par le pompage de jugulaire,refuse de céder à sa nature et se rebelle.Ses ravisseurs se mettent donc en devoir de la conditionner,au risque d'altérer ses facultés mentales.Ce film d'horreur australien,peu connu,jouit d'une bonne réputation,un peu excessive,parmi les aficionados du genre.Il s'agit d'une ironique parabole sur le capitalisme,avec ses riches maintenant leur pouvoir et leur énergie grâce au sang qu'ils prélèvent joyeusement sur les jeunes pauvres qu'ils enlèvent et séquestrent.Les vampires sont tous des rupins persuadés d'appartenir à une caste supérieure et convaincus que les plus faibles ne sont là que pour les servir et leur fournir ce dont ils ont besoin.On n'est effectivement pas loin du fonctionnement du monde moderne,qui perpétue celui du monde ancien de manière dissimulée.A ce titre,"Soif de sang" fait beaucoup penser au très bon "Traitement de choc",d'Alain Jessua,sorti en 73.Hélas,sur la forme,le film ne convainc guère.Au-delà de quelques belles séquences oniriques,le réalisateur Rod Hardy fait traîner son histoire au gré de scènes excessivement longues,meublant difficilement un scénario aux enjeux peu clairs.La trame principale notamment reste obscure.Pourquoi la secte veut-elle absolument recruter Kate et qu'attend-elle exactement de sa part?Brian May signe une bonne musique.En ce qui concerne la distribution,l'actrice vedette,Chantal Contouri,est fort mal choisie.Trop moche,trop âgée pour le rôle et pas assez bonne comédienne,elle échoue à conférer à son personnage la présence nécessaire.Heureusement,on retrouve parmi les seconds couteaux les deux cadors que sont Henry Silva,mythique méchant à sale gueule,et David Hemmings,le photographe de "Blow up".