Je n’ai pas lu le bouquin de Stanislas Lem mais soit il est difficilement adaptable, soit il s’agit d’un torche-cul épouvantable aussi lénifiant (Lemifiant…) que ses adaptations à dormir debout…
Et c’est vrai qu’avec ses deux heures et trois quarts, il est incroyablement difficile de ne pas piquer du nez dans ce théâtre filmé avec certes de bien pauvres moyens mais qui ne sont pas responsables de l’abrutissement général et totalement généralisé provoqué ici.
Je crois en tout cas que ce fut un film salutaire pour le régime soviétique puisqu’à l’issue de ce Ronflaris dont les ronflements de l’audience couvraient quasiment dans chaque salle les dialogues à teneur hautement soporifique, le bon camarade ouvrier et le fidèle moujik devaient se réveiller péniblement et pour ce faire, retournaient immédiatement à la maison finir la vodka commencée avant la séance.
Alors, quand tout le monde est soit endormi soit bourré, personne ne pense à critiquer qui ou quoi que ce soit. D’ailleurs, je suis dans le même état et ce n’est pas faute d’avoir essayé de « visionner » cette chose en deux fois et à chaque moitié, malgré moult cafés, la somnolence était incroyablement difficile à combattre ! malgré pourtant de fréquents accélérés avec la télécommande, bien entendu !
Aussi ne critiqué-je certainement pas ce chef-d’oeuvre du régime (de toute façon, c’est interdit), cette oeuvre magnifique et très contemplative, très profonde et psychologique : je vide ma bouteille et je ferme ma gueule ! PS : La note était soûle et a glissé sur le « 1 ». Et elle y est restée, la pauvre !