Sous hypnose
6.5
Sous hypnose

Film de Ernst De Geer (2025)

Asta Kamma August a de qui tenir, en tant que fille de Pernilla et de Bille August, et son interprétation de Vera dans Sous hypnose est purement délectable. Le réalisateur, Ernst de Geer, semble lui, pour son premier long métrage, marcher sur les traces de son compatriote Ruben Östlund (celui de Snow Therapy, notamment), Dans sa fable qui évoque les masques que chacun et chacune porte, avec une entière hypocrisie, dans sa vie sociale, il fait le choix délibéré de l'embarras, celui des personnages confrontés au changement de comportement de Vera mais aussi au notre, spectateur de scènes où l'absurde et l'incommodant prennent le pouvoir. Le film dégomme les faux semblants en général, au sein du couple, aussi, mais surtout dans le petit monde des startupers, ces "visionnaires à l'esprit de pionniers", dont les codes et les pantomimes sont ciblés avec une méchanceté non dissimulée. Évidemment, les contempteurs de Östlund ne manqueront pas de s'attaquer à Sous hypnose, dénonçant de lourds effets et une certaine artificialité. Peu importe, le long métrage suit un urticant cheminement avec une implacable logique, jusqu'à un dénouement réjouissant dans sa loufoquerie. Là où il y a de la gêne, il y a énormément de plaisir, voire même une espèce de jubilation.

Cinephile-doux
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le 18 avr. 2025

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