Veuillez me pardonner, lecteurs éventuels, le fait que cette critique de Spasmo s’passe de mots pour dire mon absence totale du moindre spasme de plaisir devant ce film.
Et la musique de Morricone n’arrange rien.
Certes les coupes de cheveux et de pantalons « pattes d’éph’ » des acteurs masculins pâtissent pour moi du goût de cette époque. Mais il y a aussi leurs visages qui m’inspirent quelques spasmes de déplaisir alors que celui de Suzy Kendall, à qui je trouve un côté Julie Christie sexy, a suffi à lui seul à me faire aller au bout d’une histoire qui, jusqu’avant juste avant la fin, ne présentait pour mon esprit aucun intérêt.
C’est à cause, à cause d’elle finalement que j’écris cette critique de Spasmo et, il y a quelques mots, « juste avant la fin » car hélas, comme dans un match de foot au cours duquel une équipe égalise à la toute fin du temps réglementaire, il y a, pour filer cette métaphore, un temps additionnel à jouer, et Spasmo a une séquence de trop, séquence finale qui équivaut à encaisser un nouveau but, fatal celui-là.
On a compris, je pense, que je le déconseille à tous ceux à qui Suzy Kendall ne fait aucun effet, à ceux aussi pour qui tous les « giallo » (pluriel « gialli » ?) du monde n’arrivent pas à la plante des pieds des 43 minutes du Toby Dammit de Fellini.