Notes sur le film : Avant l’explosion totale que représente le 2e opus, Sam Raimi, en bon pédagogue, introduit à un large public le héros maladroit et attachant, son univers, ses pouvoirs et son costume rouge et bleu, qu’il fallait assumer. Fidèle en ce sens à la BD – alors que les X-Men (2000) de Brian Singer avaient opté pour des costumes noirs en ironisant sur le sujet dans un dialogue -, le cinéaste, fan du personnage et de son univers, propose un spectacle intelligent – sur le sens des responsabilités, notamment - et assez remarquable, même si on peut tiquer sur le rendu approximatif des effets spéciaux, qui éloignent le public de ce Spider-Man très humain en le déréalisant. Mais, de nos yeux de 2026, difficile de ne pas célébrer ce film : en regard de ce que sont devenus les productions Marvel, un Spider-Man qui mêle humour, action et romance avec des scènes d’action lisibles, une mise en scène inventive et un script classique mais rigoureux est une anomalie.