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le 19 févr. 2017
SuivreFin de course ?
On a bien du mal à s’imaginer que la même personne se trouve derrière l’ambiance dosée et maîtrisée de Sixième Sens ou Signes et la mise en scène facile et sans personnalité de Split. C’est que le...
Split, c'est un peu le film qui aurait pu me réconcilier avec l'auteur de Sixième sens et Incassable. Le premier étant réussi par la qualité de son twist en plus de mettre Bruce Willis à contre emploi et le second mettant le film de super héros à hauteur d'homme.
Split, c'est l'histoire de Kevin et de ses 22 copains qui vivent dans sa tête. Ils préparent une surprise party pour l'arrivée d'un 24ème qui s'appelle la bête. Pour cela, Dennis va kidnapper trois jeunes filles d'apparence frêle en cadeau de bienvenue. Le film se déroule pendant deux heures où quelques unes des personnalités se révèlent à nous avec la présence d'une psychiatre fascinée par le trouble dissociatif de la personnalité. Elle est trop forte et voit clair dans le jeu de Dennis / Patricia qui veulent jouer à Barry, le spécialiste de la mode.
Pas d'angoisse, le film est beaucoup plus limpide que le paragraphe ci-dessous. Et l'idée de départ assez intéressante se retrouve plombée par un manque d'enjeu avec des séquestrées sans personnalité sauf peut être celle qui servira juste d'excuse pour rallonger le film de quelques minutes avec flashbacks faciles. Au final, elle ne sert pas vraiment non plus et qu'elles sont connes parce que les occasions de se débarrasser de ce kidnappeur à multiples personnalités sont nombreuses. La plus évidente est celle où il répare le plafond pendant les deux filles non "punies" sont assises sur leur lit de camp à le regarder faire. Un petit coup dans l'escabeau, on l'assomme avec sa perceuse ou on le tue et c'est fini. Mais non, son aura est telle que sa simple présence annihile toute volonté de s'évader. Alors oui, cela serait possible si elles étaient prisonnières depuis plusieurs mois voire années en ayant simplement renoncé à l'idée même d'être libre ou que sa force soit surhumaine, mais là, seulement quelques jours et un personnage peu imposant.
S'il n'y avait que ça, mais le film semble être juste là pour permettre à James Mc Avoy de faire sa performance à Oscars version, je suis 23 et bientôt 24 en mode "T'as vu comme je joue trop bien". Sauf que le spectateur que je suis s'en fout royalement et aimerait avoir un peu de tension sinon autant lorgner du côté du film psychologique et virer la partie kidnapping qui ne sert à rien sauf à servir de faire valoir.
Risque de spoiler aggravé à partir de maintenant (en clair, je raconte la fin ) :
Si je m'étais arrêté avant LA SCENE, j'aurais vu dans Split un film bof et un auteur qui aurait simplement oublié de clôturer son métrage en vue d'une suite. En effet, la bête est sorti mais personne pour l'arrêter et ça fait un peu trop genre "mon film, il est tellement bien que je vais péter le box-office et m'assurer une suite". A partir de cet instant, je reconnais m'être ennuyé pendant les 3/4 du film et quelques fulgurances m'ont plu.
LA SCENE, la fameuse, celle qui se voulait inattendue. J'accorde ne pas l'avoir vu venir et je suis partagé. D'une part, je trouve que c'est un peu la facilité parce qu'amener Split dans l'univers d'Incassable, c'est lui enlever une partie de son identité (Le personnage n'est plus à ça près) et de son caractère unique. Le côté spin off et la création de l'antagoniste pour le héros que j'ai inventé, il y a un paquet d'années, c'est vraiment petit.
D'autre part, j'étais content de voir le personnage réapparaître et devenir l'annonceur de la suite d'Incassable. Le projet existera ou non, mais ayant aimé à l'époque, je suis curieux de voir où Shyamalan veut emmener cet univers.
Au final, Split est un de ces films qui me partagent entre l'envie de le descendre parce que je me suis ennuyé très souvent pendant le visionnage et de l'aimer un peu parce qu'il a des intentions avec un twist qui me partage encore plus.
P.S. : Les justifications sur les changements physiques des personnalités à tout va pendant le film sont bien lourdes. Merci, j'avais pas compris qu'il deviendrait un surhomme qui a juste fait de la gonflette avant la scène.
Créée
le 13 mai 2017
Critique lue 314 fois
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