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Spree, porté par Joe Keery, connu pour son rôle dans Stranger Things, repose sur un concept aussi simple qu'intrigant. Le film suit Kurt, un chauffeur VTC obsédé par les réseaux sociaux, qui rêve de devenir célèbre à tout prix. Pour attirer l'attention et faire exploser son audience, il met en œuvre un plan aussi morbide qu'absurde : empoisonner les passagers qu'il transporte, tout en diffusant ses exploits grâce aux multiples caméras installées dans son véhicule.
Pendant près de 80 minutes, le spectateur est enfermé dans le sillage de ce personnage profondément antipathique. C'est sans doute là que réside la principale limite du film : suivre Kurt relève rapidement de l'épreuve tant son comportement est irritant et sa personnalité détestable. Certes, cette caractérisation participe au propos satirique sur la quête de notoriété à l'ère numérique, mais elle finit par contaminer l'expérience de visionnage elle-même.
Le concept avait pourtant de quoi séduire. Entre critique des influenceurs et satire des réseaux sociaux, Spree semblait promettre une comédie noire mordante. Malheureusement, le film choisit presque systématiquement la surenchère. Tout y est caricatural, excessif, hystérique, au point que le discours perd progressivement de sa finesse et de son impact.
Je n'ai donc pas apprécié le film. Pourtant, je suis allé jusqu'au bout de la séance, non par intérêt croissant, mais avec une sensation d'épuisement. Plus qu'une satire percutante, Spree m'a laissé l'impression d'un long cri numérique, aussi bruyant que fatigant.
Cette version conserve votre avis négatif tout en lui donnant un ton plus proche d'une chronique de magazine cinéma.