En surface d'une eau peu profonde
Le peu de choses que Naomi Kawase voudrait exprimer (sur l’amour, la vie, la spiritualité, le rapport de l’homme à la nature…) est fait sans grande profondeur, mais non sans une certaine lourdeur malgré le caractère éthéré, contemplatif et spirituel qu’elle voudrait donner à la chose, et ne méritait pas un tel traitement : longueurs inutiles, problème de rythme, abus de caméra à l’épaule… Deux points positifs : les deux jeunes acteurs, d’une part, et la découverte d’un Japon rarement vu, d’autre part, îlien, avec sa vie en bord de mer, même si, là encore, on reste en surface de tout. Vraiment dommage.