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Where is your mind? T'as regardé dans ton...

Je sais qu'il est souvent de bon ton de dénigrer Snyder, que ça fait smart et cultivé de fustiger sa réalisation et sa filmo en proclamant que c'est de la merde décérébrée et immature, fascisante et limite malsaine dans ce qu'elle véhicule de violent et macho et tout et tout...

Étant habituellement fan du bonhomme c'est donc de bonne foi, vous en conviendrez, que je clame haut et fort que ce film est une grosse merde.

Je fais ordinairement parti de l'école "je me renseigne un peu avant d'aller voir un film" histoire de ne pas sortir offusqué du visionnage et jouer au justicier défenseur des mœurs et du Cinéma genre \o/ "oh la la mais c'est trop une daube je le savais mais comment on peut aller voir un film aussi pourri!!! han j'en étais sûr que c'était pourri en plus" \o/ ... ... ...
Je m'attendais donc à un truc geek revendiqué ( parce que naïf que j'étais je croyais encore que "geek" c'était plus péjoratif, mais cool de nos jours...ah le con!) nourri au biberon manga-gamer-rôliste, à l'esthétique léchée et à la réal nerveuse et culottée, au scénario prétexte, certes, mais plein de références, fun et jouissif. Je voyais déjà des pépettes sexy qui tataneraient du vilain en faisant soi-disant pas exprès de nous montrer leur culotte (et leur décolleté)...ouais! ouais! J'en avais même une demi molle d'avance...!

SAUF QU'UN ESPÈCE DE CONNARD DE FORREST GUMP DES ANNÉES 16 BIT A PIQUE UNE CAMERA POUR FAIRE DES MES RÊVES UN CAUCHEMAR.

Que dis le proverbe concernant ce que l'on souhaite déjà?

Snyder, qui un jour, a du remettre la main sur un script qu'il avait écrit vers l'âge de 11 ans et demi après une partie de Zelda, s'est dit qu'il allait mettre ça encore à plus tard, une fois qu'il aura trouvé un tas de brêles assez douées pour massacrer tout plein de bonnes chansons que les gens aiment bien (et dont ils achèteraient forcément les covers). Une fois ceci fait, notre cinéaste post moderne de génie possédait une bonne partie de ce qui pouvait faire un bon film selon ses observations sur l'industrie du ciné de ces dernières années: un scénar de merde et une B.O d'un putassier tellement outrageux que ça en devient de l'art.
Seulement il lui manquait encore l'essentiel: des actrices. Alors il a encore attendu. Il a attendu qu'une bande de petites allumeuses cathodiques voient leur premier poil pubien faire son apparition pour être assez jeunes mais pas trop non plus histoire de ne pas trop choquer les associations américaines en les habillant comme des putes, parce que si elles ont des poils mais qu'on les voit pas, et si on voit rien d'autre d'ailleurs ça passera.
Bravo Snyder, on voit rien je confirme, tu as inventé la puritaine-pute-amazone-SM-chaste. *clap clap clap*

Et voilà, ROUE LIBRE wiiiizzzzzzzzzzzzzzzzzzzz!

Une scène d'intro d'un dramatisme ridicule nous plonge dans les années 60 les plus anachroniques qu'il m'ait été donné de voir, le tout au ralenti bien sûr pour faire durer le plaisir (ou gagner du temps sur la péloche).
A ce moment du film on s'en rend pas encore compte, mais la sale reprise de Where is my mind foireuse qui nous saoule de par sa "qualité" et son utilisation insistante et déplacée pose les bases d'une longue liste de séquences répétitives utilisant le même schéma narratif, et le même matraquage musical aussi intempestif et pénible qu'un bourdonnement de moustique dans l'oreille.
Aux premières images des nanas en costume on comprend qu'on en aura pas pour notre pognon, qu'on s'est fait avoir, on comprend vite qu'on a affaire à des puritaines-putes-amazones-SM-chastes PLATES!
Au bout de deux séquences de rêve dans le rêve je me dis que Snyder il est trop fort parce que COMMENT IL FAIT POUR QUE JE PIGE QUE DALLE A SON HISTOIRE A LA CON AVEC UN SCENARIO AUSSI SIMPLET?
En fait la réponse c'est qu'il a pas fait pas exprès, c'est juste que ce fut tellement dégradant que mon cerveau n'a pas daigné suivre, étant trop occupé à enfouir dans mon subconscient toutes les tortures auditives et les insultes culturelles que je subissais.

Ah oui au fait, dans ce film aussi le gentil doit faire des triples salto loops piqués arrière gauche en diagonale pour éviter les projectiles du méchant qui de toute façon ne l'auraient pas atteint si il était tout simplement resté en place sans bouger.

Si il vous fallait un argument de plus.




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