Ok. Donc c'est l'histoire d'une meuf qui a perdu sa chaise, qui a retrouvé sa chaise avec une patte en moins, qui tombe amoureuse d'un mec en 4 secondes et demi parce qu'elle le trouve bo, qui développe un fétiche pour les chaises, adopte un chat tout pipou, s'en va improviser une variante "fugue" de J'irai dormir chez vous, néglige le chat, ce qui force sa tantine à se trimballer un minou d'1m30 sans le panier de son vélo.
À la fin, elle est toujours amoureuse du gars qu'elle connaît pas – normal, vu qu'elle a niqué sa race au libre-arbitre du mini-elle du passé – tout ça pour finalement reperdre sa chaise. Fin.
Blague à part, l'animation, le rythme et l'ambiance "Makoto Shinkai" sont toujours aussi séduisants. Je ne vais pas prétendre que je me suis ennuyée devant le film. Mais j'en suis ressortie avec une sorte d'indifférence frustrante.
Comme l'impression que le réal repompe des thèmes, personnages et motifs de ses succès passés : le voyageur mystérieux d'Agartha (d'ailleurs cité explicitement sur la boîte en fer), une sempiternelle reconduite du mythe d'Orphée (déjà dans Agartha, Your Name, si pas d'autres...), la volonté de réparer le passé (Your Name), la quête pour sauver l'autre (toujours Your Name), une vague dimension écolo (Les Enfants du temps) Quoi qu'ici, on ne comprend pas bien l'implication/responsabilité humaine face aux séismes... En tout cas, ce n'est jamais exploité. Pas plus que la nature des "dieux" impliqués.
Bref, ça commence à devenir redondant. Shinkai tourne en rond avec les mêmes inspirations depuis 4 films. Mais cette fois, le film semble particulièrement vide de proposition et de sens.
On est loin de la quête initiatique et du lore travaillé de Voyage vers Agartha, loin de la relation poignante tissée par Your Name, loin des questionnements sur l'avenir qu'osait soulever Les Enfants du Temps.
Un peu l'impression d'une animation qui se regarde le nombril et n'a plus rien à raconter à son spectateur.