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le 20 juil. 2026
SuivreLa prison des idoles
Sweetness reste avant tout un petit divertissement, mais un divertissement suffisamment original pour tirer son épingle du jeu. Le film s’amuse à renverser progressivement le rapport entre la fan et...
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Après s’être fait la main sur des vidéos de clip musicaux, la canadienne Emma Higgins s’essaie enfin à la réalisation d’un long-métrage, et si elle conserve les codes de la pop culture pour édulcorer son thriller dramatique, c’est pour mieux illustrer ce mal de notre époque qu’est la frustration émotionnelle. SWEETNESS est-il donc un simple plagiat assumé de MISERY, où une proposition innovante qui mérite le coup d’œil ?
Nous suivons une adolescente mal dans sa peau et plutôt solitaire, qui par un concours de circonstances, va recueillir le chanteur dont elle est fan, et prendre soin de lui, après qu'il ait fait une overdose. Mais le fanatisme maladif de la jeune fille va rapidement prendre le dessus sur ses bonnes intentions, et la mener dans une folie destructrice.
Oui, vu comme ça c’est carrément du MISERY sauce teen movie, mais par chance, la réalisatrice arrive à en faire autre chose qu’un simple hommage tourné à sa façon.
Car je cite MISERY, mais les influences sont bien plus nuancées que ça. On pourrait très bien faire la comparaison avec BECKY et son héroïne adolescente badass qui n’a pas froid aux yeux, où bien encore JENNIFER’S BODY, pour le début du film, et son rapport au fanatisme et à l’idolâtrie.
Il n’en demeure pas moins que SWEETNESS, derrière ses faux airs naïfs de pellicule adolescente, aux couleurs rose-bonbon et à la BO très typée feuilleton américain, cache un véritable thriller tendu, qui ne fait pas dans la demi-mesure, et sait être cruel avec ses personnages quand il le faut, comme dans un roman de S.King en fait, on en revient à notre point de départ.
Le discours sur les fans toxiques est un peu ambigu, contrairement à celui sur l'abus de drogue, ou de la dépendance affective pour surmonter un deuil, qui eux enfoncent des portes ouvertes. À ce propos, la fin du film prend de grosses facilités avec son scénario, ce qui pourra en décontenancer certains.
En ce qui concerne le jeu d’acteur, on retiendra surtout la prestation solide de Kate Hallett dans le rôle de l’ado perturbée et instable, mais diablement maligne, ça ne m’étonnerait guère qu'on la revoit dans de plus grosses productions dans les années à venir. Son personnage égocentrique et manipulateur porte à lui tout seul le récit d’une descente aux enfers inéluctable.
Le script glisse de plus en plus vers l’imprévisible, même s’il ne s’épargne pas quelques invraisemblances douteuses, certains rebondissements sont parfois poussifs, limite outranciers. Ça reste cependant un agréable divertissement avec son lot d’idées tordues, et pour une petite production, la mise en scène est vraiment soignée, rappelons quand même que la réalisatrice vient du milieu du clip musical.
En définitive, SWEETNESS, s’il n’arrive pas vraiment à se détacher de ses influences et qu'il pêche parfois par trop de facilités dans sa narration, est toutefois un divertissement pas si désagréable, qui ose aller au bout de ses idées, et rien que pour ça il mérite un peu de considération.
Plus divertissant et moins long que le TRAP de Shyamalan, dans le genre film qui utilise comme décors un concert et une imagerie pop très adolescente, il est avant tout un reflet du malaise de cette société autocentrée sur elle même, qui n’accepte plus la frustration et le refus.
L’idée est intéressante, le talent de réalisation bien présent, avec un peu plus de moyens et une écriture plus travaillée, l’exécution aurait pu être excellente, mais ce n’est qu’un premier film, tout est perfectible.
Ma note : 6/10
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Créée
le 21 juil. 2026
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le 20 juil. 2026
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le 18 juil. 2026
SuivreBon, je ne vais pas m’attarder sur ce film. L’actrice principale est plutôt convaincante et l’idée de départ était intéressante, mais je vais surtout parler de ce qui, pour moi, gâche complètement le...
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le 24 juil. 2026
SuivreÉvidemment ça lorgne beaucoup sur Misery, d'une manière plus ou moins assumé.Tout n'est pas maitrisé (acteurs, réalisation etc...) mais l'idée et la démarche sont louables et l'ensemble se laisse...
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