« Swiper » de Rachel Lee Goldenberg met en avant Lily James dans un rôle principal qu’elle porte vraiment bien. Elle joue Whitney Wolfe, jeune entrepreneuse, engagée pour participer au lancement d’une nouvelle application de rencontre : Tinder.J’ai adoré la dynamique du film et surtout le jeu d’actrice de James. Le film est parfois drôle, drôle, grave, ingénieux, et tient son rythme sans longueur (juste moins aimé comment est amené l’histoire romantique de Wolfe ; bien que nécessaire pour montrer le côté toxique ensuite).« Swiper » n’a pas la portée de « The Social Network », évidemment, mais contrairement aux séries sur Uber « SuperPump » ou celle sur « WeWork », il est plus marquant justement parce qu’il condense son récit en moins de deux heures. Le montage est de qualité, la mise en scène efficace, et on sent un vrai sens du rythme, que ce soit par le découpage, la musique ou l’énergie des dialogues.Le film prend soin de rappeler qu’il s’agit d’une fiction, avec des libertés assumées par rapport à la réalité. Et c’est bien de le souligner : ce n’est pas la vraie vie, mais une adaptation, une interprétation.Le film est efficace, pas un chef-d’œuvre, mais on ne lui demandait pas ça.Le seul bémol peut-être, c’est la dernière partie sur la création de Bumble, qui aurait mérité d’être un peu plus développée. Mais pour ça, il aurait probablement fallu ajouter une bonne quarantaine de minutes, et le film aurait perdu de sont rythme.Un film réussi, plaisant, bien mené, qui confirme Lily James comme une actrice capable de porter un récit à elle seule.