Jean-Paul Belmondo et Jean-Pierre Marielle jouent deux grands enfants, vivotant de droite à gauche, et qui entretiennent des relations avec des femmes fortunées dans le but de se faire entretenir. Ce qui est surtout le cas du personnage de Belmondo, qui papillonne de rencontres en rencontres, et jusqu'à ce qu'il rencontre une fille pour qui il a le béguin mais, n'étant pas dupe sur le caractère fantasque du bonhomme, alors qu'il est sincère, elle ne le croit pas...
Troisième et dernier film du duo Jean Becker/Jean-Paul Belmondo, Tendre voyou est ce qu'on appelle une pochade, qui donne l'aspect d'une histoire faite surtout pour les situations toujours plus folles dans lesquelles se fourre Belmondo, lequel se plait à en faire des tonnes.
Ce dernier a quand même invité ses copains à s'amuser avec lui, Jean-Pierre Marielle et la subliiiiiiime Mylène Demongeot en tête. On y trouve aussi des grands noms tels que Philippe Noiret en amant très naïf, Geneviève Page, Robert Morley (sosie de Winston Churchill !), Micheline Dax, Maria Pacôme, Stefania Sandrelli...
Le film fait parfois penser au film Le fanfaron, dans le sens où Belmondo et Marielle sont deux losers, et qui trainent leur ennui en rencontrant de belles femmes. dans des suites de scénettes, qui sont ici plus prompts aux délires. Comme quand Belmondo rencontre sur un bateau une baronne ... qui demande sans arrêt du sexe, ce qui fatigue au plus haut point le jeune homme !
On peut regretter que le film ne dispose pas d'une véritable colonne vertébrale, dans le sens où il n'y a pas de fin, et le thème musical exploité jusqu'à l'overdose, mais Tendre voyou est ce qu'on appelle une agréable plaisanterie.