L'histoire - inspirée d'un roman - reprend tous les clichés du genre des romans du XIXème siècle. Et comme l'ont fait remarquer d'autres avant moi, on a d'abord l'impression que Polanski a voulu lorgner du côté de Barry Lyndon - hélas sans l'égaler.
Mais après tout, cette histoire bien convenue des malheurs d'une pauvre paysanne aurait pu être intéressante si elle était portée par les acteurs. Hélas, c'est loin d'être le cas. Nastassja Kinski est certes très belle et permet à Polanski de faire de merveilleux plans et de belles photos, mais son jeu est d'une pâleur affligeante, sa diction monocorde sans relief est idéale pour distiller l'ennui voire la somnolence.
Si l'on ajoute à cela, une durée qui avoisine les 3h. et un film qui s'épanche dans de longues scènes marquées par la lenteur, ont obtient le cocktail idéal pour s'endormir au creux de son fauteuil, quelque part entre le début de la deuxième heure et le générique de fin.