C'est après un recul de quelques mois que je m'attelle à l'écriture d'une rapide critique de The Big Short: Le Casse du siècle de Adam McKay. Le temps est passé et pourtant ce film me laisse toujours une trace assez prégnante.
Un film sur l'économie, ce n'est pas le premier, loin de là: on pensera récemment Le Loup de Wall Street de Martin Scorsese, Le Capital de Costa-Gavras ou très récemment L'Outsider de Christophe Barratier. C'est une thématique importante dans notre société, il semble donc normal qu'elle soit traité sur grand écran. Cela demande quand même un minimum de réflexion, comment abordé cette thématique qui fût, et restera d'actualité: humour, constat, satire? Beaucoup de films ont fait leur choix. The Big Short, non.
J'ai beaucoup apprécié ce film pour sa démarche quasi documentaire en injectant dans la narration des concepts économiques avec humour parfois et sans que cela vienne alourdir l'expérience du film... en sortant de la séance je me suis dit: "tiens, on m'as pas pris pour plus bête que je ne suis" croyez le, ça fait plaisir. (oui, je ne connais pas l'économie, peut-être qu'un économiste trouverez les explication donnée très schématique... mais au moins ce film essaye vraiment.)
La narration (comme le laisse deviner l'affiche) alterne entre l'histoire de plusieurs protagonistes (dont je vous laisse la découverte) et leur façon de participer au casse du siècle se qui, personnellement, me rappel à des films de thématique beaucoup moins lourde comme Love Actually par exemple. Tout dans ce film semble fait pour faire ressentir au spectateur l'emulation que peuvent ressentir les personnages (mise en scène, rythme, humour...) tout est léger, dynamique et stimulant pour le spectateur, on ne s'ennuie pas 1s.
L'humour est au rendez-vous, le constat assez superbement illustré et expliqué je trouve, Reste la satire. Assez peu présente durant le film où la primauté est donnée à l'élan des personnages, elle n'arrive que plus justement et efficacement dans les 10 dernières minutes, sans pour autant laissé de côté le ton que le film à construit jusque là.
En définitive, ce film m'aura bien plus marqué que beaucoup d'autres traitant du même sujet, par le ton qu'il emploi, rappelant du début à la fin la désinvolte des films comme Casino de Martin Scorsese. Mais aussi pour le réel effort d'explication théorique, quasiment systématiquement absent de par l'opacité des concepts économiques pour un public novice. Je pense que le film n'est en rien moralisateur, bien que la fin laisse un message très net. On peut apprécier ce film pour l'audace de ces hommes qui on su sentir le vent tourné ou se révolté contre le système capitaliste décrit dans son plus simple appareil. Chacun sa sensibilité.