Il y a beaucoup de choses dans The Bride ! qui font que j'aurais pu aimer le film. Je les vois ! Que ce soit le charisme de son couple vedette - avec une Jessie Buckley encore une fois hypnotique. Son ambition de refaire La Fiancée de Frankenstein, en mode Bonnie & Clyde punk pour nous en présenter une version féministe impactante. Notamment dans ses diverses intrigues : l'héroïne liée à un réseau mafieux contrôlé par un tueur de femmes qui n'hésite pas à leur couper la langue pour les faire taire. Celle-ci "réveillée" par l'envie d'un homme d'avoir une femme et qui, sans penser à mal, tente de la modeler à son image alors qu'elle se cherche et s'émancipe. Ou encore le récit de cette flic, devant s'affirmer dans un monde masculin qui ne la prend pas au sérieux. La meilleure idée restant pour moi cet aspect méta du film, où l'auteure du livre, Mary Shelley, possède le corps de la Fiancée. Comme revenue d'entre les morts pour se réapproprier son oeuvre et son message, qui auraient été dénaturés au fil des décennies. Bref, The Bride ! fait preuve d'une grande richesse qui aurait pu en faire un titre marquant. Mais les problèmes de production auront eu raison du projet, ce dernier se retrouvant tronqué comme ce n'est pas permis. Charcuté, mâchouillé puis recraché car il fallait le sortir, The Bride ! nous apparait comme un film schizophrène ne connaissant ni le sens ni la cohérence. Une créature de Frankenstein qui aurait été recousue de toute part pour être présentée au public. De ce visionnage, j'ose espérer qu'une director's cut sorte un jour, pour pouvoir l'apprécier à sa juste valeur. Car, clairement, The Bride ! possède ce petit quelque chose qui captive !