The Bride! avait pourtant quelques atouts sur le plan purement visuel. La reconstitution des années 1930 est soignée, avec de beaux costumes, des maquillages et des prothèses réussis, ainsi qu’une photographie particulièrement travaillée. La colorimétrie et la patine de l’image donnent au film une véritable identité esthétique.
Le casting est également solide sur le papier, mais la direction d’acteurs finit par poser problème. Les comédiens sont constamment dans le surjeu, au point de rendre certaines scènes franchement gênantes. Les dialogues, déjà peu convaincants, accentuent encore cette impression. L’aspect sexuel du film est lui aussi particulièrement malaisant, et participe à cette sensation de gêne qui ne m’a pratiquement jamais quitté.
Plus le film avance, plus cette expérience devient difficile à supporter. C’est suffisamment rare pour être souligné : j’ai fini par faire des avances rapides afin de simplement parvenir à la fin, tant certaines séquences m’étaient pénibles. Si j’avais découvert The Bride! au cinéma, je pense sincèrement que je serais sorti de la salle avant la fin.
Le côté méta, notamment les échanges avec Mary Shelley, n’arrange rien. L’idée aurait peut-être pu fonctionner dans un autre contexte, mais ici, elle m’a surtout paru étrange et artificielle, ajoutant une couche supplémentaire à un film déjà très difficile à suivre et à apprécier.
Au final, malgré un véritable travail esthétique, The Bride! est pour moi un échec presque total. Les qualités techniques ne suffisent absolument pas à compenser des dialogues gênants, un surjeu omniprésent, une dimension sexuelle particulièrement malaisante et une expérience de visionnage que j’ai trouvée intenable. C’est, à ce stade, le pire film de l’année pour moi. Je ne le recommande absolument pas : passez votre chemin.