Comme dirait un philosophe "c'est un bordel" mais c'est un bordel jubilatoire qui donne de la pêche. second film de Maggie Gyllenhaal en tant que réalisatrice et c'est étrange à dire mais c'est comme si avec ce film elle donnait tout, comme si sa vie en dépendait. Ce qui rend son film comme possédé (d'ailleurs il est question que Mary Shelley possède le corps de son héroïne).
THE BRIDE ! mélange tous les genres : de l'horreur (plus particulièrement le body horror), du film de gangster, de la comédie, du drame et de la comédie musicale aussi.
C'est survitaminé à l'excès mais ce n'est pas hystérique jusqu'à en crever d'épuisement. Il y'a un vrai rythme, des ruptures de ton surprenantes passant d'un genre à un autre dans une même scene.
Maggie Gyllenhaal se rapproche parfois du délire psychédéliques de TUEURS NÉS de Oliver Stone plus que d'un BONNIE AND CLYDE.
En ce qui concerne les interprètes, Jessie Buckley est incroyable, géniale, possédée. À elle seule, elle mérite que l'on voit le film.
Et Christian Bale fait une créature de Frankenstein convaincant, le dépeignant non comme un monstre, mais un être fragile, tragique et mélancolique.
L'alchimie fonctionne.
THE BRIDE ! n'est pas parfait. Certains thèmes comme le féminisme que l'on pointe comme une des raisons de l'originalité du film n'est pas pas si exploité que cela. Et la dernière partie est clairement en deçà de tout ce qui précédait.
Imparfait certes mais THE BRIDE ! sort des sentiers battus de part son bordel organisé, son esprit punk ses excès que l'on en ressort épuisé, enjoué et heureux.