"C'est Joker : Folies à deux mais en nul."
Derrière ce pléonasme se traduit toute la médiocrité de cette nouvelle vision de la Fiancée de Frankenstein... non, excusez-moi : La fiancée et son Frankenstein.
Le film démarre de manière spectaculaire avec une scène d’exposition profondément malaisante, inutilement sur-esthétisée, noyée dans un kitsch qui ferait pâlir le plus mauvais Baz Luhrmann (un kitsch numérique absolument dégoûtant donc). La réalisatrice croit bon de faire parler Mary Shelley depuis les morts pour asséner un """propos""" féministe à la truelle. À partir de là, on se prépare déjà, comme dans le film, à une longue chute immonde au ralenti jusqu'à touché le fond des escaliers.
S’ensuit un récit truffé de références qu’il ne comprend jamais vraiment. Une sorte de Bonnie and Clyde sans vraie substance, entrecoupé par des intrigues secondaires inutiles. Comme pour Nuremberg, plusieurs pistes sont amorcées comme, par exemple, l’amour forcé, le mensonge à travers l’amnésie de la fiancée, sur la culpabilité,... mais tout reste soit en surface, soit est surligné au point d’en devenir presque risible.
On assiste à des émeutes féministes sans véritable contexte, à une scène de danse collective sans queue ni tête, à des éléments qui se veulent symboliques (comme cette histoire de langues coupées) assez grossiers,...
Bref. Ajoutons à cela un film lisse, jamais vraiment dérangeant (à défaut d'être cringe) et des acteurs constamment en surjeu et on a vraiment une vraie déception.
Je sauve quelques séquences, des beaux décors et des beaux costumes (coucou Penélope Cruz) mais rien de plus.