En 2065, alors que les humains et les forces crées par l'intelligence artificielle sont en conflit, un soldat des forces spéciales, encore traumatisé de la perte de sa femme, accepte une mission qui est de récupérer une arme qui pourrait mettre fin à la guerre. Sauf que l'arme en question est une petite fille...
Depuis 2016, et la sortie de Rogue One, nous n'avions plus de nouvelles de Gareth Edwards, soit tout de même près de sept ans d'absence. Il revient avec une histoire de science-fiction, dans un futur dystopique où une bombe atomique lancée par une I.A. a tué un million d'habitants, mais surtout, avec ce que j'appelle une revanche sur Star Wars, dont on sait que l'expérience l'a marqué, dans le mauvais sens du terme. Là, c'est une histoire originale, tirée de rien, avec un production design époustouflant, et surtout, ça se passe en grande majorité dans ce qu'on appelle désormais la Nouvelle-Asie, un mélange entre le Japon et le Vietnam. Le visuel est clairement LA grande force du film, c'est franchement impressionnant à voir, avec ce mélange de robots et d'êtres humains, voire les deux en même temps (un genre de transhumanisme ?) où les effets spéciaux sont irréprochables.
Je ne dirais pas la même chose du scénario que je trouve bête à manger du foin, car non seulement c'est d'un manichéisme sans nom, mais ça s'inspire sans vergogne d'autres œuvres de S.F., par exemple Elysium et bien entendu Star Wars, dont on ne peut pas s'empêcher d'y penser dans les derniers plans. Il y a ça et John David Washington, qui a l'air d'avoir deux expressions et demi, et parait franchement ridicule dans les scènes où il a les cheveux teints en blond. Mais malgré ces deux griefs, le spectacle est là, avec des scènes parfois sidérantes tellement ça pète ou on en prend plein les yeux (notamment une séquence quasi-spatiale ou les déflagrations des bombes qui renvoient à Rogue One).
Comme je le disais, je vois de la part de Gareth Edwards une façon de reprendre la main sur sa création artistique en faisant un film original, où les 80 millions de $ (soit une paille à notre époque) se voient à l'image, et The creator est, malgré ses quelques faiblesses, franchement réjouissant à voir.