Ayant perdu sa femme (Shirley Warde) dans un accident de voiture, le professeur Julian Blair (Boris Karloff) tente des expériences pour communiquer avec elle, persuadé que le cerveau produit des ondes qui survivent à la mort physique. Perdu dans ses expériences et encouragé par un médium (Anne Revere) qui exerce sur lui une influence malsaine, il ne se rend pas compte que son obsession tourne à la folie, et qu’il s’apprête à franchir une limite dangereuse…
Film fantastique des débuts d’Edward Dmytryk ayant sombré dans l’oubli, The Devil commands donne rapidement de grands espoirs par une introduction exemplaire. Posant des enjeux clairement définis dès sa scène d’introduction, en nous offrant une exposition parfaite des personnages principaux, dont chacun suscite une empathie immédiate du spectateur, le film de Dmytryk s’annonce comme un film à fort potentiel.
Malheureusement, son scénario malin et intrigant se révèle beaucoup trop sage au fur et à mesure qu’il se déroule, son final restant timidement cantonné à des limites qu'il aurait été bien plus intéressant de repousser pour nous offrir un climax digne de ce nom. Reculant devant l’occasion de faire un vrai film d’épouvante, le réalisateur reste trop cantonné dans la voie du drame, là où articuler les deux aurait pu donner un bijou du genre.
Reste un film qui n’a rien de détestable, au message certes classique mais sympathique sur la folie de la science sans conscience, qui se regarde au minimum avec l’intérêt qui caractérise automatiquement tous les films où apparaît Boris Karloff.