The End, c'est 30 minutes de comédie musicale qui ferait le bonheur de Nanarland, et 2h de drame bobo pompeux et prétentieux. Pour la partie (involontairement) marrante, on retiendra les tableaux musicaux de George MacKay qui chante "Gnagnagnagna..." en faisant l'éolienne avec ses bras (ils ont mis les gars de West Side Story, sur les choré, ça se sent... Ironie) ou Michael Shannon qui chante "Cuicuicuicui..." avec le majordome qui bat des ailes en arrière-plan... On en pleure de rire, tellement le film n'a aucune conscience du ridicule dans lequel sa prétention à être le prochain Herzog de La La Land l'enfonce. Malheureusement, si l'on se bidonne devant quelques shows, le reste est d'une platitude infernale et très tournée vers des problèmes de riches. Alors donc, ces fuyards de l'Apocalypse qui forment la nouvelle famille assez friquée pour jouer dans la série Succession, ne sont jamais attachants, jamais compréhensibles dans leurs agissements (ils semblent occuper leurs journées un peu au hasard... Car qui
abandonne ses proches, et se persuade d'être l'avenir du monde, dans une Apocalypse ?
Réponse : des gens de peu de morale, alors à quoi bon prétendre qu'ils se sauveraient en cas d'incendie ? Ils sont tous insupportables). La qualité des chansons et des chorégraphies sont cataclysmiques (on ne retient aucune mélodie à peine le morceau terminé, et les mouvements de danses ressemblent à des spasmes musculaires). On sauvera quand même l'investissement des acteurs, qui chantent juste (au moins ça), et un concept de l'intruse "roturière" parmi les richous qui intéressait au départ (avant qu'elle
ne devienne comme eux
). Un film d'auteur qui s'essaye à la comédie musicale, fait parfois rire malgré lui, et surtout bailler dans le reste.