Le cinéma. Quand le plus grand cinéaste actuel revient sur son enfance ainsi que sa découverte et son amour de son art, ça donne The Fabelmans. Un (humble) cinéaste millénaire, qui a forgé la cinéphilie de beaucoup depuis une cinquantaine d’années, nous raconte sa jeunesse, sa famille, son goût pour le cinéma, dans une fresque à la limpidité folle. Tel un esthète rôdé, tonton Steven se livre comme jamais, et en même temps n’étonne pas, tant il a dilué toute sa personnalité dans une impressionnante filmographie. On ressent de fait les mêmes thématiques que dans E.T., Jaws, Rencontres du Troisième type ou Arrête-moi si tu peux. Mais ici, tonton Steven en dépouille les artifices pour livrer un récit plus qu’honnête sur ses jeunes années, entre la sidération du grand écran dans les années 1950 face à Sous le plus grand chapiteau du monde (Cecil B. DeMille), puis aux premiers émois où il met les mains dans le cambouis en filmant sa famille et ses amis en 8mm, et en s’expérimentant au montage.

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le 20 janv. 2023

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Jofrey La Rosa

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