The Fall, c'est sûr, ça part dans tous les sens.
Les couleurs sont aussi kaléidoscopiques que réalisation et narration, mais si l'on a souvent la sensation d'assister à une succession de tableaux filmés (composés avec des soins d'orfèvre-peintre) et si les personnages semblent étrangement sous-exploités, l'ensemble est d'une maestria et d'un atypisme réjouissants, expression d'un imaginaire mûr et sans réelles limites formelles.
Les acteurs brillent autant que leurs bijoux, breloques et liserés d'or en arabesques.
C'est Beau, c'est sûr.
Mais c'est si exubérant, naïf et noir-entre-les-lignes que ça ne plaira pas à tout le monde, c'est une évidence.