Le film marie plutôt bien séquences traitées à la main et celles en 3D maquillées utilisées systématiquement pour le rendu des matchs (qui constituent les 3/4 du métrage). On comprend le gain obtenu pour ces dernières où l'animation complexe et continue de plusieurs personnages simultanément aurait constitué une gageur. Néanmoins on ne peut que constater et regretter la perte de cette poésie et magie propre au rendu main, qui avec ses imperfections, ses écarts à la réalité, parvenait justement à sublimer le moindre geste. Or il s'agit ici de célébrer le geste, les matchs étant traités comme de purs objets chorégraphiques. Premier regret. Au second, la 3D permettant tous les points de vue, on ne comprend pas pourquoi l'exploration des possibles en terme de restitution tourne finalement très court. Les plans, le film étant par ailleurs très découpés, gage commun de dynamisme, finissent très vite comme par se répéter. On espère par exemple en vain un plan "séquence" qui donnerait à voir une circulation de balle aussi sidérante qu'inconcevable (le réalisme n'étant pas à l'ordre du jour). En trois, pour finir, le drame. Celui du scénario (l'équipe de Bioman et des Power Rangers ayant sûrement oeuvré en consultants). On a du mal à croire qu'une telle ....... soit aujourd'hui encore possible (dans les années 80, on veut bien ..). Mais visiblement cela ne semble embêter personne (y'aurait il eu régression), le film ayant explosé le box office nippon. Convenons que le film est visuellement très beau (mais le beau est de plus en plus accessible en animation. Il sera bientôt commun).