En première intention on imagine un film original, décalé, très artistique dans sa réalisation et ses sujets ! Cette perception s'étiole très vite pour laisser place à des scènes loufoques, improbables , avec un entrain surjoué des acteurs comme une cour d'enfant.
Il y a une forme d'acceptation à la violence des protagonistes qu'on peine à comprendre, entre fiction (leur métier) et réalité.
Murata , impacte les gens comme un gourou ... c'est peu crédible ... on assiste à des scènes clownesques malsaines, ce qui n'a pas fonctionné pour moi.
Les suiveurs sont ceux qui n'avaient aucune expérience de la vie ... ils deviennent disciples du mal !
Les autres sont pris au piège d'une vie sans ambition.
Roméo, Roméo ... on l'invoque mais il restera absent tout comme l'Amour et la passion qui aurait pu être des pièces manquantes à ce puzzle.
Sans aller jusqu'au bout du film que j'ai trouvé inintéressant et qui m'a lourdement ennuyée, j'imagine à ce stade qu'on pourra retenir la puissance des Hommes manipulateurs et plein de vices sur la jeunesse sans expérience, sur le groupe plus facilement manipulable. Le sujet du monde artistique, le cinéma, la réalisation ne changent rien au sens, ils sont juste le support.
C'est un film qui part dans tous les sens sur fond de criminalité et de malaise. La tension et l'atmosphère pesante, psychologique nécessaire à la crédibilité de ces thèmes laissent place à des scènes outrancières sous le contrôle total de Murata ... un film saturant et ridicule difficile à suivre.