Wang Wei se lance dans une traque implacable pour retrouver sa fille kidnappée par un réseau criminel. Face à l’inaction de la police, il pourra compter sur le soutien de Navin, un journaliste.
Près de 15 ans après le mémorable The Raid (2012) de Gareth Evans, on lui a enfin trouvé un digne successeur, deux ans après City of Darkness (2024) de Soi Cheang. Les amateurs du genre seront ravis, pour les autres, il faudra prendre votre mal en patience. Peut-on aimer les films de castagne tout en faisant une totale abstraction du scénario, des dialogues et des invraisemblances ? C’est… compliqué.
Comme bien souvent avec ce type de film, le scénario tient aisément sur un timbre-poste
(et pour cause, ici, il ne raconte rien, sauf à de rares moments de lucidité comme lorsqu’il dénonce la passivité et la corruption de la police)
et les dialogues sont minimalistes, voire quasi inexistants pendant plusieurs scènes. Quant aux invraisemblances, il est préférable de fermer les yeux là-dessus, idem pour les scènes de fights qui défient les lois de la gravité. Mais que reste t-il alors ?
Il est vrai que les scènes de combats sont diablement efficaces. Et pour cause, Kenji Tanigaki sait de quoi il parle, lui qui est coordinateur de cascades depuis 30 ans sait mieux qui quiconque comment les retranscrire au cinéma. Mais en même temps, face à un film qui tutoie les 120 (longues) minutes, certaines scènes finissent par se ressembler, avec un petit côté répétitif (surtout quand certaines sont étirées plus qu’elles ne le devraient).
The Furious (2026) est un sacré défouloir qui devient hélas assez vite lassant
(marre de voir des mecs invincibles après s’être mangés des coups de marteau dans le dos, des masses de démolition dans la tronche, s’être fait taillader le bide, fracturés tous les membres et parvenir toujours et encore à tenir debout. Qui ça intéresse ? C’est drôle 5min mais à la longue, c’est épuisant).
⦿ http://bit.ly/CinephileNostalGeek ⦿ http://twitter.com/B_Renger ⦿