The furious est une œuvre qui porte tellement bien son nom ! Une bande de fous furieux va s'expliquer à grands coups de taloches pendant deux heures.
L'histoire tient en quelques mots : de très méchants trafiquants d'enfants du sud-est asiatique enlèvent plusieurs de ces derniers pour en faire des esclaves de plaisir pour adultes dépravés. On est déjà sur un bon niveau de méchants. Un jour, ils enlèvent la fille d'un ouvrier pratiquant les arts martiaux dont le passé demeure mystérieux. Il va partir à sa recherche et affronter tous ceux qui se mettent sur son chemin. Taken peut aller se rhabiller. Niveau violence, on est largement au dessus. Niveau Chorégraphie, je n'en parle même pas.
C'est, dans ce film, ce qui fait la force de celui-ci. Tous les combats sont parfaitement lisibles, ce qui revient souvent dans les productions asiatiques. Ici, on se situe un cran au-dessus. C'est propre, violent et imaginatif. Si l'on avait déjà pu voir ce genre de scènes dans The Raid (2012) ou plus récemment dans City of Darkness (2024), on trouve là quelques scènes d'anthologie. J'adore l'utilisation d'un marteau dans plusieurs moments du récit mais le combat où deux duos s'affrontent avec l'arrivée au beau milieu de leur affrontement d'un cinquième larron donne une dimension supplémentaire à la scène. C'est presque du Jackie Chan mais sans l'aspect humoristique qui va avec.
Le travers de ces films à la chorégraphie visuellement époustouflante est toujours le même : les combattants se ramassent des dizaines de coups mortels et continuent pourtant furieusement à se laminer. J'en veux pour preuve un des deux héros qui se prend un coup de masse dans l'estomac par un colosse et continuera sa route le temps de reprendre son souffle. Et que dire dudit colosse qui se prend un coup de masse dans la tempe et après un petit somme repartira à l'assaut, sa commotion cérébrale déjà loin... Ca fait donc partie du genre mais on est alors jamais vraiment sûrs qu'un méchant est vraiment mort, sauf à se prendre une flèche en pleine tête e encore, la main du trépassé pouvant avoir des spasmes.
Le film reste néanmoins jubilatoire, le ressort classique fonctionnant à plein, l'innocence des enfants maltraités renforçant que justice (expéditive) soit rendue. Les combats entre kung-fu et lutte se révélant tellement propres (quoique chargés d'hémoglobine) avec de véritables artistes martiaux est un plaisir pour les puristes. De quoi devenir marteau...