Souvenons-nous que dans les années 2000, il y a eu toute une vague de remakes américains de films d'horreurs japonais, comme Ring, Dark Water, Pulse et La mort en ligne, et The grudge, dont la particularité est qu'il est réalisé par l'auteur de la version japonaise, Takashi Shimizu. Qui a d'ailleurs tourné les deux films (dit Ju-On en japonais) pour la vidéo, puis les deux films japonais, puis enfin les deux films américains, soit six fois la même histoire ! A ce niveau-là, c'est du jamais vu...
Pour une fois dans un remake, ça se passe au Japon, où une jeune femme américaine, venue suivre son copain, doit s'occuper d'une personne âgée dans un état léthargique, dans une maison où se passent de drôles de choses, notamment une malédiction et des cheveux très très longs.
Comme ça peut m'arriver quand je vois les parodies plus tôt, ma vision de The grudge a complètement été parasitée par ma connaissance de Scary Movie 4, que j'avais vu au cinéma à l'époque, et qui reprend une grande partie du film de Shimizu, jusqu'à reprendre des scènes clés, notamment quand Sarah Michelle Gellar voit pour la première fois le fantôme du petit garçon occupant les lieux. C'est là qu'on se dit que le film de David Zucker est une très bonne parodie, car il caricature, de manière souvent drôle, ce qui est censé faire peur ici. Remercions d'ailleurs le compositeur Christopher Young et le bruiteur de faire l'essentiel du boulot pour le spectateur avec des musiques à base de violons stridents, des planchers qui grincent, de grattements, des jump scares à gogo, notamment à cause d'un chat noir, et je dois dire que ce sont des ficelles grosses comme une maison qui font que j'ai plus rigolé qu'autre chose.
Il reste le casting, avec beaucoup d'acteurs occidentaux d'ailleurs pour quelque chose qui se passe au Japon, dont Sarah Michelle Gellar qui se débrouille d'ailleurs plutôt bien, et la surprise (dans un film américain) de voir plusieurs scènes dialoguées en japonais, avec des acteurs qui étaient déjà dans les autres versions de Takashi Shimizu !
Tout ceci en fait un film assez faiblard, fonctionnant sur des clichés ô combien éculés, et qui sera un gros succès lors de sa sortie, à tel point qu'une suite sera enclenchée le lendemain de sa sortie.