1/ Un film de monstre.
Une créature surgit du fleuve Han, probablement créée par la pollution et les produits chimiques qui y ont été déversés par des zaméricains qui respectent que dalle. Elle attaque les habitants et kidnappe la fille du protagoniste. Le suspense, les poursuites, les attaques brutales : tout semble fonctionner comme un film de monstre classique, hommage aux kaijus japonais. Mais quelques codes sont cassés : le monstre apparaît de jour, aux yeux de tous, et très tôt dans le film. Puis on décortique le film et que voyons-nous ?
2/ Un film sur la famille dysfonctionnelle.
La famille Park est un groupe de ratés (ça aussi, on casse les codes des héros parfaits). Le père est une feignasse immature, le frère est alcoolique, la sœur talentueuse s’effondre sous la pression et le grand-père insiste sur ses erreurs d’éducation (bah ouais, la preuve). Les mères se sont barrées. Et malgré cette image de losers, ils feront tout, voire carrément plus, pour sauver la gamine. Face aux autorités et aux scientifiques, censés protéger la population mais que l’on découvre finalement bien moins efficaces, ce qui nous amène au troisième niveau de lecture :
3/ La gestion de crise.
Alors, on ne va pas spoiler le film, mais disons simplement que la gestion de la crise (monstre et virus) montre scientifiques, armée et bureaucratie pas vraiment sous leur meilleur jour. Je vous invite à regarder le film pour le découvrir.
***
La scène d’introduction du monstre est époustouflante avec des plans très rythmés qui alternent entre gros plans et plans larges, donnant une énergie folle à la séquence. Les effets sonores participent également à cette impression de chaos. J'ai été troublée par de nombreuses transitions et ruptures de ton qui créent, pour moi, une forme de dissonance visuelle et émotionnelle, probablement volontaire.
Bref, un film de monstre ? Un film politique ? Un drame familial ?