Il faut bien admettre que le stakhanoviste Soderbergh (déjà à sa deuxième fournée en deux mois) soigne tout ce qu'il touche.
Car cette histoire d'espionnage qui commence comme une comédie décalée et se poursuit comme un thriller d'ampleur internationale a quelque chose d'aussi anecdotique qu'un téléfilm classieux, mais dégage un faux rythme, un impertinence, un sens du calcul mathématique et photographique qui place sans conteste Soderbergh dans la catégorie des grands réalisateurs.
Dommage qu'il se soit désormais résigné à ne plus faire de grands films.