Force est de constater que la fin des années 80 marque le début du déclin du cinéma horrifique. Le genre qui à cette époque, a énormément de peine à se renouveler (avant sa résurrection au coeur des années 2000) va ensuite se résumer à une multitude de séries Z produites à très bas cout pour le marché de la video.
Réalisé en 1988 par un quasi-débutant, «The Kiss» reste l’une des dernières relatives réussites de cette période, bénéficiant de moyens encore tout à fait corrects.
Le scénario mêlant possession et rites sataniques n’apporte absolument rien de nouveau, négligeant même les quelques éléments qui aurait pu le rendre plus intéressant (les rapports ambigus entre Pacula et son beau-frère, l’éveil sexuel d’Amy...). Mais grâce à la qualité des effets spéciaux de Chris Walas et aux quelques séquences de terreur (notamment le long final) plutôt bien mises en scène, le film reste assez agréable à regarder. La présence envoutante de la belle Joanna Pacula n’est pas non plus étrangère à cette bonne impression générale, apportant un touche de glamour tout à fait plaisante.
A noter également les prestations convaincantes de la jeune Meredith Salenger et de Mimi Kuzyk, excellente dans le rôle déterminant de la voisine investigatrice.
Sorti dans les salles françaises en mai 1989, «The Kiss» passera totalement inaperçu et connaitra son heure de gloire...en video. Le film avait pourtant eu droit à une sélection remarquée dans la section peur du festival d’Avoriaz la même année.
Pour l’anecdote, l’une des séquences du film a été détournée par les Inconnus pour une mémorable parodie publicitaire d’une marque de nourriture pour chats.