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Promise à un homme qu'elle ne connait pas, et dont elle doit assurer la dynastie, la jeune fille d'un haut fonctionnaire de la cour impériale chinoise se voit imposer une éducation durant trois ans dans une école uniquement réservée aux hommes. Car elle est incapable pour l'instant de faire d'être une future épouse convenable. Donc, elle doit cacher son identité, et se faire passer pour un garçon, en particulier auprès de son voisin de chambrée avec qui une relation va s'installer.
Pour être honnête, je n'avais jamais entendu parler de ce film de Tsui Hark, réalisateur ô combien prolifique, à tel point que je m'y perds dans ce que j'ai vu ou non. Ici, pas de combats, mais une célébration magnifique à l'Amour dont je ne m'attendais pas à une telle puissance romanesque. Mon titre en révèle assez sur l'histoire, car ça parle des différences sociétales impossibles à cette époque, d'une femme qui veut jouir de sa vie, d'un homme qui veut aimer, et en même temps découvrir qui est ce garçon qui refuse tout contact... Le tout réalisé avec un grande douceur, et avec deux acteurs resplendissants, Charlie Yeung et Nicky Wu.
D'ailleurs, il y a une seule scène d'étreinte, et la fulgurance, le côté chaste avec laquelle elle est filmée vaut bien mille scènes bien plus crues, tant on sent l'union entre ces deux être, que tout oppose au départ, mais qui vont s'additionner jusqu'au pire dans un final à remuer les tripes.
Ainsi, on ne verra jamais le futur maris promis à Charlie Yeung, tant elle n'a d'yeux que pour celui qui n'est pas de sa condition, un bon élève dans son école, mais je m'attendais à un côté si romanesque de la part de Tsui Hark.
Qui n'a pas perdu la main sur sa mise en scène, toute en douceur, mais qui est très travaillée sur les couleurs, notamment des filtres à l'image qui montre le ciel, qui paraphrase l'état de la jeune fille, brisée de l'intérieur. Coup de coeur absolu !
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Créée
le 6 mars 2021
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