J'aime beaucoup la subtilité de ce film. Cet ironie dans le titre, ce personnage complètement paumé à qui rien ne sied.
Il ne semble pas vraiment fait pour le rôle de père, manquant d'autorité et ne faisant rien pour subvenir aux besoins de sa famille car peu travailleur... Il ne semble pas non plus avoir l'âme d'un braqueur, l'absurdité de son plan montre bien son absence de jugeote. Une fois que la police est remontée jusqu'à lui, on se rend bien compte qu'il n'est pas très bon menteur, à la foi auprès des forces de l'ordre et de sa famille.
Pourquoi a-t-il braqué ? Pas par amour de l'art semble-t-il, il ne s'est pas non plus foulé pour trouver des acheteurs au marché noir. Tout ça avant de se faire voler par des plus durs que lui.
Puis viens la cavale, ça ne lui ressemble pas de vivre dehors, alors il quémande de l'argent et loge chez des connaissances, c'est bien triste à voir, ces mêmes connaissances lui proposant de poursuivre sa route parmi des gens qui, eux, ne lui ressemblent pas non plus. Et puis à la fin, lorsqu'il se fait embarquer dans le fourgon de police, ça fait tellement pitié que ça en devient drôle, on aurait préféré pour ce pauvre bougre de n'avoir jamais eu une telle idée, celle de voler des tableaux moches dans un musée quelconque.
Je l'imagine d'ailleurs tout aussi mal en prison.