Les classifications des pets foireux étant aussi diverses que variées, nous utiliserons ici un listing fort simple :



  • Le pet huilé : gras et odorant, il ne flatte ni les nasaux ni les oreilles ; le bruit produit est sale et visqueux, les senteurs rappellent les égouts ; le slip est repeint dans son intégralité

  • Le pet maçonnique : très sonore et impressionnant sur sa forme, il n’évite malheureusement pas les traces de mortier pas classes ; le slip souffre

  • Le pet végétarien : typé hipster, élégant et énervant à la fois, il se contente d’un son mélodieux et doux sans aucun effet secondaire ; le slip reste immaculé mais une impression de raté persiste


S’il fait légèrement illusion au début, The Revenant tombe ensuite comme beaucoup avant lui dans la catégorie du pet foireux-maçonnique. C’est beau, c’est technique, ça sent la contraction des sphincters et l’effort de retenu maximum mais ça foire sur beaucoup d’aspects : trop de Malick pour faire classe, trop de pirouettes dans la caméra, trop de flashbacks à la symbolique ridicule, trop de manichéisme, trop de démagogie, trop de français méchants, bref trop de tout !


Et pas assez de fond, de cœur, de tripes, d’émotions. C’est un voyage solitaire, une vengeance ultime, un périple impossible et pourtant on s’ennuie comme lors de la triste attente sur le trône d’un vent qui ne viendra jamais.


DiCaprio est un maître de la flatulence. Il sait quand et comment inonder le spectateur des effluves de son dessous. Ici, il paraît en faire définitivement trop ou pas assez. C’est assez étrange. Comme si l’Oscar si ardemment convoité se cachait sous chaque rocher de ces montagnes enneigées et qu’il ne pouvait pas y avoir une seule scène où il lâcherait prise.


Triomphant ou pas, oscarisé ou non, The Revenant n’en restera pas moins une corvée le lendemain pour la femme de ménage qui ne pourra que constater l’étendue des dégâts sur les slips des spectateurs un peu trop impressionnables.

HenriQuatre
6
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Le cycle du pet, 2016 c'est vu et Les meilleurs films de 2016

Créée

le 15 mars 2016

Critique lue 387 fois

HenriQuatre

Écrit par

Critique lue 387 fois

8
4

D'autres avis sur The Revenant

The Revenant

The Revenant

8

Fritz_the_Cat

le 25 févr. 2016

Suivre

Marche funèbre

Ce n'est pas très conventionnel, mais commençons par une mise au point entre rédacteur et lecteurs : je fais partie des rares personnes qui n'ont pas aimé Birdman, le précédent travail d'Alejandro...

The Revenant

The Revenant

9

Peaky

le 28 déc. 2015

Suivre

Immersion totale.

Passé l’exercice de style, accompli avec un brio rafraîchissant et sans précédent, de Birdman, Inarritu revient avec une œuvre, toute aussi maîtrisée, mais plus complète. Dès l’une des premières...

The Revenant

The Revenant

10

Behind_the_Mask

le 27 févr. 2016

Suivre

Indien vaut mieux que deux tu mourras

Pendant les premières minutes de son nouveau film, Alejandro Gonzalez Inarritu semble convoquer Terrence Malick et Steven Spielberg à sa table. On croirait en effet son attaque d'un camp de trappeurs...

Du même critique

Lost River

Lost River

8

HenriQuatre

le 8 avr. 2015

Suivre

Ryan Macabre Gosling

S'il est une chose particulièrement forte à propos de Lost River, c'est bien son sens de l'esthétisme en dépit de toute linéarité dans le récit. En effet, si l'on ne comprend jamais tout à fait où...

La Rage au ventre

La Rage au ventre

7

HenriQuatre

le 22 juil. 2015

Suivre

Grrrrr

Ah, un nouveau film d'Antoine Fuqua est toujours un plaisir à découvrir ! On ne sait en effet jamais si le bougre va nous pondre le prochain Training Day ou une série Z sans âme style Equalizer. Si...

Lucy

Lucy

2

HenriQuatre

le 8 avr. 2015

Suivre

Universalité du pet

Lucy pose la question tout à fait légitime de la flatulence universelle. Que se passerait-il si une personne disposait soudain d'un anus si puissant que son souffle contiendrait à lui seul toutes les...