Malgré une lecture intensive de toutes les belles critiques qui existent sur ce film, je n'ai pas vu la beauté ici, ni un film fort, ni un film poignant.
Un drame comme il en existe un tas d'autre qui nous montre l'envers du monde du rodéo qui sans grande surprise n'est pas très beau à voir. Notre petit cow-boy vient d'un milieu modeste avec un père au chômage, pas toujours très réfléchi et une sœur autiste. Entouré de personnages macho avec des bonnes vieilles valeurs de cow-boy, des bons gros bonhommes comme on en fait plus, et Brady qui lui au milieu de cette fête doit faire le deuil de sa vie après une fracture du crâne et renoncer aux chevaux. Le drame parfait au goût de déjà vu.
Le film se construit entre scènes contemplatives des paysages, des moments avec les chevaux, d'introspection et de reconstruction de scènes réelles, ou du moins qui en ont la volonté mais qui font tourner en dérisoire tout les moments simples d'une vie tant ces scènes sont clichées, et vides.
Mais surtout et c'est ce que j'aime le moins, encore un film de "ch'val" mauvais qui surjoue les réactions de l'animal, qui fait parler un être silencieux, qui invente une connexion entre l'homme et l'animal, qui sonne comme un épisode de Grand Galop. Encore un film qui ne nous montre rien de ce qu'est un cheval et qui ose être placé comme un film à la lueur du documentaire.
Robert Redford a fait dix fois mieux, avec plus de vérité.