C'est le chorégraphe des trois premiers Roundup qui s'occupe de la réalisation de celui-ci même si la recette ne change pas vraiment. C'est un mélange d'arts martiaux et de comédie. Une comédie policière et un film noir.
On ne peut pas parler de Roundup sans mettre avant son personnage principal : l'inspecteur Ma Suk-Do. Une véritable force de la nature. Un bûcheron, sorte d'étrange croisement entre Sylvester Stallone, Sammo Hung et Bud Spencer. Les tartes qu'il distribue envoie valdinguer les sbires à travers les murs. J'ai mal pour eux. S'il y va plus fort que Bud, et qu'on n'est définitivement pas chez Sergio Corbucci ou Enzo Barboni, il y a une tentative d'humaniser cet ours à travers une promesse qu'il a faite à une mère désemparée par la mort de son fils. Attraper le meurtrier. Un criminel particulièrement violent. Le plus violent que j'ai vu dans cette série.
Mais les grosses blagues restent toujours de la partie. Ma Suk-Do cogne mais le sourire n'est jamais très loin. Comme il enquête sur l'univers des casinos en ligne et qu'il ne comprend rien à cette technologie ça donne lieu à des échanges très drôles avec ses collègues informaticiens. Et on a toujours quelques hommes de main particulièrement stupides dont un qui se prend subitement pour un agent secret alors que l'insigne qu'on lui a refilé est bidon.