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Une actrice vieillissante s'injecte un produit permettant a une meilleure version d'elle-même de partager sa vie. Mais comme dans un portrait de Dorian Gray assez sale, la version jeune refuse de partager le temps avec la version vieille et ça dérape méchamment. Ca n'est pas un film d'épouvante, on n'a pas vraiment peur. Par contre, c'est vraiment dégueulasse des la scène ou apparaît la version jeune, et ca empire nettement vers la fin.
Evidement, ce film est une critique de l'usage social du corps féminin. La femme doit être lisse, jeune, ferme, et prête a exposer son corps sans défaut sous tous les angles pour des personnages peu ragoûtants (aucun personnage masculin ne sort grandi de ce jeu de massacre). On a donc des plans sans concession sur le corps des femmes. Ca ressemble d'ailleurs beaucoup au regard libidineux des réalisateurs hommes, mais je crois y voir autre chose : une façon de singer ce regard déshabillant pour en montrer la violence et la domination. C'est d'ailleurs très visible quand la jeune Sue fait une séance d'aérobic qui m'a fait penser a certains clips par son obscénité ignoble (félicitations d'ailleurs aux habilleurs, maquilleurs, et effets spéciaux qui font qu'on ne voit pas un poil pubien dépasser - oui, on en est la).
C'est aussi un film sur la société du spectacle et, je crois, un film post-cynique : le cynisme existe et est inévitable, donc ce film l'utilise, mais il semble a mon avis l'utiliser "à l'envers", c'est-a-dire précisément pour montrer que se mettre a distance du monde pour en rire n'est en fait qu'une forme de domination qui n'aide pas le monde à s'améliorer.
Et en fait, je pense que ce film, sans être un bon film, est un grand film, une oeuvre qui rebat un certain nombre de cartes du cinéma. Surtout que son message n'est pas vraiment celui de l'acceptation par la femme de la perte de valeur de son corps, mais plutôt que la femme ne devrait pas envisager son corps comme une valeur marchande soumise à une date limite de consommation.
Créée
le 29 oct. 2025
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