Ça vous excite d'imaginer un cocktail à base de Tarantino et une bonne louche de John Wick ? Comme je vous comprends. Hélas, ce ne sera pas avec ce film que vous atteindrez l'extase. Et dire qu'il démarrait bien avec une introduction qui plante le décor, l'héroïne, le trauma et l'épreuve à venir. Une fois que la partie commence, le film se ratatine. Les empreints au cinéma de QT sont légion et portent sur le système. La narration fait en plus l'erreur de s'étendre avec l'usage répété et franchement exaspérant de flashbacks. Les personnages sont réduits à trois fois rien, les seconds-rôles prestigieux sont inutiles et il y a peu d'occasion de rire (un gag sur un œil, voilà pour la bonne vanne). La curiosité déserte pour laisser la place à une réelle indifférence devant tout ce qui se passe à l'écran. Kirill Sokolov a au moins la politesse de présenter des scènes d'échauffourées lisibles à défaut de proposer la moindre inventivité. Mais pour du cinéma qui se veut régressif, c'est embêtant de ne ressentir aucun panard devant un marathon de violence et d'hémoglobine. On aura probablement plus d'occasion de s'amuser devant Ready or Not 2. Sinon, The Hunt est déjà disponible et infiniment plus jouissif.