C'est plus réussi qu'une comédie romantique de noël ou qu'un téléfilm sentimental de l'après-midi. Car ça ne parle pas trop d'amour. Minnie a autant besoin d'amour que de trouver sa place dans la société. Sa tarterie ne se porte pas très bien. Avec les autres, c'est souvent compliqué. Et c'est pareil pour Quinn couvé par une mère trop envahissante, consultant en gestion, donnant l'impression d'avoir de l'argent à ne savoir qu'en faire.
Recherchant leur âme sœur (et l'ayant trouvé sans qu'ils ne s'en rendent compte ce qui me fait penser qu'ils ne sont pas très fut-fut), entre partages, engueulades, réconciliations et preuves d'amour, ils vont se courir après pendant presque deux heures. Sans doute vingt minutes de trop. J'aurais taillé dans le vif si j'avais été le réalisateur. En resserrant l'intrigue autour du couple plutôt que de parler de la demande et du mariage de Leia ou de leurs mères respectives, de leur amitié passée et de leur retrouvaille. Même si celle-ci est assez émouvante. Qu'ils soient nés tous les deux le même jour à quelques minutes d'intervalle le jour de l'an n'apporte rien non plus à part que c'est une jolie coïncidence.
Même si le tout est très prévisible (mais le genre qui veut ça), la petite Minnie qui se dit malchanceuse et frustrée fait de bons gâteaux, a des parents aimants, des amis sur qui elle peut compter, un beau gosse pour l'aimer et qui, de surcroit, a une super situation. Je trouve qu'elle ne s'en sort pas si mal et que d'autres signeraient des deux mains sans hésiter pour avoir une telle situation.