Détestant les super-héros, les blockbusters patriotes et la tendance pathétique autour des vilains ou des anti-héros ridicules, les risques encourus par Thunderbolts étaient élevés.
Pourtant, j’en ressors assez secoué, déjà littéralement par l’expérience en 4DX qui valait largement la peine, mais aussi par toutes les surprises et les réflexions que le film m’a déclenché. Plein de critiques aussi, mais le genre de critique qu’on se passionne a faire parce qu’elles stimulent, et non pas parce qu’elles déçoivent ou agacent.
Le film commençait mal, un brin trop descriptif et démonstratif à mon goût, mais que j’avoue utile pour moi qui n’ait aucune passion ni patience pour le MCU.
Je salue la tentative d’explorer une vision métaphorique et esthétique d’une affection qui rappelle fortement le trouble bipolaire (sans y correspondre véritablement). C’est rare, si ce n’est inexistant dans les productions mainstream, que des affections mentales lourdes soient abordées, encore moins de cette façon quasiment pédagogique. Les intrications avec la dépression, l’ego, la résilience, sont vraiment de belles surprises.
J’aurai de nombreuses critiques sur le traitement de ces sujets qui reste assez maladroit et peu mature. Néanmoins l’effort est respectable.
Le rythme du film est décevant, il y a un goût d’inachevé, de répartition insatisfaisante et déséquilibrée entre l’introduction, le build-up, le climax, la résolution. Il manque des choses.