Le prologue est vraiment accrocheur, plein d'angoisse, de la pure horreur, et maligne.
La suite c'est la débandade.
Dès que les protagonistes arrivent, c'est du grand n'importe quoi. Même si ce couple à l'écran est un vrai couple à la ville, ça manque d'alchimie et d'incarnation, et cela même pour un couple en déclin.
On nous force à croire que ce couple est épuisé et tente de se redonner une chance. Puisqu'on nous le dit, ça doit être vrai. Sauf que ça ne suffit pas.
Pas grand fan de ces deux stars et encore moins de lui surtout, je dois reconnaître qu'il est plutôt convaincant et n'y joue plus un vieil ado ; il est parfois touchant, sait faire sentir le poids du couple. En revanche, elle, le peu de fois où j'ai pu la voir, je l'ai toujours trouvée un poil nunuche (je parle de ces rôles) ; c'est aussi le cas ici avec parfois scènes touchantes.
Je fais une ellipse sur toute l'heure centrale, qui s'étire, fait des allers retours pour pas grand chose ou nous répéter le problème, différemment (car faut bien que ce soit un long métrage), mais en 2 ou 3 scène on comprend facilement.
Ce projet aurait dû être un court métrage, car il y a un bon concept à la base.
Les effets visuels pratiques sont bien et stylés. A partir du moment où on fait appel aux CGI et cie, c'est moche, mal fait, pas crédible, risible (mais ce n'était pas l'idée).
La trame narrative du voisin est 'so clichée' ; je crois que de vouloir nous donner les clefs du concept, tue le concept et enlève du mystère. Et puis on sent trop l'inspi d'autres films par le passé qui ont fait pareil mais qui ont pu nous surprendre ; on est en 2025/2026, faut innover les gars.
Aucune surprise à la confrontation finale, si attendue, hollywoodienne pour faire plaisir à tout le monde.
Le dernier plan cependant est, je l'admets, malicieux. Et ce qu'il raconte aurait pu, je crois, être le début d'un film ; un autre certes, mais là les conflits auraient pu être déclinés différemment. Cela aurait été une toute autre histoire, mais plus intéressante que celle que l'on nous sert.