Se sachant atteint d'une maladie incurable, Kristofer, un islandais de 73 ans n'a plus qu'une obsession : retrouver Miko, son amour de jeunesse. Lorsqu'il était encore étudiant à Londres, il avait choisi d'arrêter ses études pour travailler dans un restaurant japonais où il a rencontré la jeune fille. Ils se sont follement aimés. Miko cachait un secret et a disparu. 50 ans plus tard en plein Covid et contre l'avis de sa fille inquiète, il se rend à Londres. Son enquête le mènera jusqu'au Japon à Hiroshima...
Un beau film d'amour follement romantique comme on... comme je les aime. Tout est doux ici, même la cruauté de la séparation, même les révélations dramatiques. L'alternance entre les différentes époques et les différents pays (Islande, Angleterre, Japon) est fluide et toujours nécessaire au récit.
Le réalisateur nous avait habitués à des films beaucoup plus âpres (Survivre, Jar City) voire franchement rigolos (Two guns), son incursion dans le film d'amour est une totale réussite. On passe de la période heureuse et insouciante à celle plus sombre de la séparation et de l'incompréhension avec une longue ellipse de plusieurs décennies. Les explications des traumatismes anciens nous permettent de découvrir un mot nouveau "hibakusha" qui sont les survivants de la bombe atomique. Les flash-backs dévoilent les effets et conséquences sur les générations suivantes.
Les acteurs sont excellents. Magnifique.