Tout sauf toi est une comédie romantique parfaitement consciente de ce qu’elle est et de ce qu’elle propose : deux personnes qui s’attirent, se repoussent, se chamaillent et finissent par graviter l’une autour de l’autre jusqu’à ce que le scénario décide qu’il est temps. Tout est là, dans l’ordre, sans grandes surprises. Ça fonctionne… mais sans étincelle.
Le film repose presque entièrement sur le charisme et l’attrait de ses interprètes principaux. Sydney Sweeney et Glen Powell ont de la présence, de l’énergie et savent évoluer dans ce type d’histoire, même si la chimie entre eux est inégale. Par moments, ça fonctionne, et à d’autres, la relation avance plus par inertie que par véritable connexion émotionnelle.
Le principal problème vient du scénario. L’idée de départ est sympathique et le jeu des ennemis qui refusent d’admettre l’évidence a du potentiel, mais les dialogues brillent rarement et l’humour reste très sage. On sourit plus qu’on ne rit, et beaucoup de situations semblent étirées pour remplir la durée plutôt que pour construire quelque chose de mémorable.
Visuellement, le film est lumineux, agréable et très conscient de son emballage : beaux décors, corps parfaits et une sensation constante d’évasion estivale. De ce point de vue, il remplit son contrat. C’est un film qui se regarde facilement, qui ne dérange pas et qui fonctionne sans doute mieux comme divertissement léger que comme histoire romantique marquante.
Tout sauf toi ne va pas réinventer la comédie romantique et ne cherche pas à le faire. C’est correct, divertissant et facile à consommer, mais aussi facilement oubliable. Un de ces films que l’on regarde, passe un bon moment… et oublie assez vite.