Tout va bien de Thomas Ellis met en lumière des jeunes réfugié.es, mineur.es isolé.es, qui veulent s'intégrer à la société française en passant par l'école, les études, les apprentissages ou les stages, à Marseille. C'est donc par le choix du positif que le documentariste aborde les questions de migration et d'insertion (devenir serveur, électricien-plombier ou infirmière). Il serait presque un documentaire sur le système "scolaire" ou "étudiant", mais le réalisateur ne se satisfait pas d'un point de vue naïf pour autant : les sous-entendus, les non-dits et les parcours racontés ou tus ne sont jamais défaits de leur passé, de leur contexte, de leur fragilité.
Plus que de poser mille questions, le film, qui ne évite aussi me piège du manichéisme trop bien pensant, montre que l'intégration est voulue et possible, mais jamais évidente.