Il débutait plutôt bien pourtant ce "Toy Boy". Loin d'être d'une très grande subtilité ni même très raffiné (et c'est un euphémisme), on pouvait tout de même apprécier un certain mordant et cynisme, ce qui est toujours appréciable en ces temps difficiles. Hélas, c'est bien l'outrance qui finit par prendre le dessus (trop nombreuses et vraiment pénibles scènes de sexe), d'autant plus que la suite s'avère être un véritable chemin de croix. Aucun rythme, aucune idée, dialogues inintéressants au possible... L'oeuvre finit par tourner au calvaire, et ce même sans doute pour le plus indulgent des spectateurs. De plus, la rédemption du héros n'est pas crédible une seule seconde, et l'on ne ressent absolument aucune envie de s'apitoyer sur son sort, bien au contraire... Le film en devient même tellement ennuyeux que même une fin qui aurait pu être dans l'absolu réussie nous est complètement indifférente. Bref, la prostitution masculine est peut-être un bon sujet, mais nul doute qu'elle aurait mérité d'être mieux traité que cet insignifiant "Toy Boy". A éviter.